La presse
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LAMBERSART AU BOUT DU SUSPENSE
L'Iris Club de Lambersart a de nouveau créé l'exploit hier lors du 5e tour de coupe de France en sortant Hazebrouck à l'issue des tirs aux buts. Le portier Maxime Willem, s'est montré décisif en arrêtant trois tirs au but.
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L'Iris Club de Lambersart a de nouveau créé l'exploit hier lors du 5e tour de Coupe de France en sortant Hazebrouck à l'issue des tirs aux buts. Le portier Maxime Willem, s'est montré décisif en arrêtant trois tirs aux buts
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Après Le Touquet, éliminé au tour précédent, Lambersart est venu à bout d'une autre équipe de DH. Le début de la rencontre ne laissait pourtant pasprésager un tel dénouement. Les hommes de Nasraddim Younsi se sont retrouvés vite étouffés par le pressing adverse. Seul le milieu de terrain Guelsifi amenait un peu d'animation offensive. L'Iris recevait un premier avertissement à la 20e minute lorsque Berthelot ratait son face à face avec le portier lambersartois. Les Irisois réagissaient très vite en prenant d'assaut les buts d'Hazebrouck. Sans effet.
Willem, l’homme du matchAu retour des vestiaires, Hazebrouck ne baissait pas le rythme. Delvar manquait de peu l'ouverture du score, bien servi par Berthelot (47e ). Néanmoins c'est Lambersart qui marquait en premier sur une belle frappe des
4ème journée de PH : Iris Club de Lambersart - Mouvaux : 2-0
Qui pourra arrêter Lambersart ?
Tout sourit aux hommes de Nasr-Addin Younsi aujourd'hui. Après leur victoire la semaine dernière en coupe de France contre une équipe de DH, les Lambersartois se sont imposés 2-0 contre Mouvaux.
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Dire que voilà quelques mois ils ne se connaissaient pas. Face à Mouvaux, Lambersart a affiché le visage d'une équipe soudée et très forte mentalement. Après l'expulsion de son gardien peu avant la demi-heure de jeu, c'est un joueur de champ qui a pris la place dans les cages. À 10 contre 11, Lambersart n'a pas baissé les bras. Bien au contraire. À la pause, le score est resté vierge mais Lambersart est affamé et ne veut pas concéder le match nul, surtout à domicile. |
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Malgré l'absence de l'artificier maison, Stéphane Marseille, c'est Nabil Guelsifi (69') qui, sur un exploit, transperce la défense et trouve pour la première fois de la rencontre le chemin des filets. Lambersart est lancé. Sur un contre, les joueurs de Nasr-Addin Younsi alourdissent la note. L'addition aurait pu être plus salée si Lambersart avait su concrétiser une dernière balle de 3-0 en fin de rencontre. |
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Ce succès permet de voir l'avenir sereinement. Concrètement, Lambersart est aujourd'hui deuxième, un classement inespéré pour un promu au bout de quatre journées. Nasr-Addin Younsi a encore été une fois impressionné par la prestation de ses joueurs : « Le résultat est très positif mais la tournure n'a pas été comme je l'imaginais. On a eu du mal à entamer la rencontre. On a fait pas mal d'erreurs techniques qui nous ont coûté l'expulsion de notre gardien. On a donné le bâton pour se faire battre. À partir de ce moment-là, on a été très solidaire et on a vraiment été un bloc équipe. Les joueurs m'ont épaté. Ce n'était vraiment pas facile surtout après la victoire en coupe de France. Dans l'ensemble, ça a été un bel après-midi ». |
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L'autre vie nordiste des frères Ayew
vue par leur « Tonton Aimé »
samedi 23.10.2010, 05:21 - La Voix des Sports
Aimé Kpodar, l'homme qui a vu grandir les frères Ayew.
Quand l'OM se déplace, c'est toujours un événement. En l'occurrence, le choc de demain permettra aussi aux frères Ayew, André (21 ans) et Jordan (19 ans), les fils d'Abedi Pelé, de repartir sur les chemins joyeux de leur enfance. Les deux frangins grandirent en effet à Lille, au contact d'un ami de la famille, Aimé Kpodar. Une tranche de vie d'une richesse infinie dont ce chef d'établissement scolaire d'origine togolaise garde un souvenir ému.
Dans son bureau de l'Institut familial d'Armentières, il avait tout prévu : l'eau minérale, le thé, les gaufrettes et bien sûr son éternel sourire en guise de passeport pour sonder le passé. Le sien et celui des « petits », André et Jordan, désormais joueurs pros mais toujours aussi près de son coeur de... « tonton ». Aimé Kpodar connaît forcément tout de l'itinéraire d'Abedi, l'ami côtoyé au milieu des années 1980, et de ses garçons.
« Papa numéro deux »
« Entre Africains, le courant passe vite. Il faut dire qu'avec Abedi et Gaston (Mobati, ancien joueur zaïrois du LOSC aujourd'hui décédé), nous habitions le même immeuble. Moi, j'étais un petit joueur à l'Iris (de Lambersart). J'aurais pu jouer au LOSC mais mes parents m'avaient signifié qu'ils ne m'avaient pas payé des études pour que je devienne footballeur !
On a vraiment noué de très bonnes relations ensemble. Abedi savait faire le tri entre les gens intéressés par sa notoriété et ceux, comme moi et mon épouse, qui aimions son authenticité. Je l'avais aidé dans la rédaction de papiers administratifs, on se voyait souvent. » Après Lille qu'il avait rejoint d'abord sous forme de prêt, avant d'y être transféré, Abedi Pelé retourna à Marseille pour remporter la C1, en 1993. Puis, ce fut l'Allemagne, l'Italie et enfin les Émirats arabes unis (El Aïn). « Les enfants commençaient à aller à l'école, en 1998. Abedi voulait qu'ils suivent un cycle scolaire européen. J'étais enseignant (prof d'anglais). Nous avions deux garçons et une fille. Mais on n'a pas hésité. Un jour, je leur ai proposé de garder André et Jordan chez nous. Je les ai mis à l'école Notre-Dame de Wattignies. Tous les amis nous disaient : "vous êtes fous !" Avec mon épouse, on a toujours considéré les "petits" comme nos propres enfants. Je les ai inscrits à l'Iris. Il y avait déjà du talent dans leur jeu. André voulait faire comme son père. Jordan était plus bougon. Le LOSC aurait bien voulu les enrôler. Mais, en accord avec Abedi, j'ai refusé. Ils n'aimaient pas trop l'école. Pour autant, ils n'avaient rien à faire, si jeunes, dans une structure aussi importante. Abedi m'a dit : "Aimé, tu fais comme tu le sens".
En fait, j'étais leur papa numéro 2 !
Je les ai serrés mais la plus belle des récompenses, c'est de les entendre dire avec douceur : "Tonton Aimé". Dans le Nord, ils ont appris le français et la vie. Récemment, ils m'ont dit : "Tonton Aimé, on n'oubliera jamais".
Je me rappelle qu'ils tentaient parfois de m'impressionner : "Notre papa, c'est Abedi Pelé !" lançaient-ils fièrement. Je leur rétorquais : "Votre papa pourrait être le président du Ghana que je vous tirerais quand même les oreilles !" » « Tonton Aimé » n'a pas imaginé une seule seconde, évidemment, de ne pas être au Stadium. « Nous serons déjà à l'aéroport. Ça va être de sacrées retrouvailles ! » Et là, promis, on ne parlera plus d'études, ni de discipline !

UN ANCIEN JOUEUR PROFESSIONNEL DEVENU ÉDUCATEUR
À l'Iris Club de Lambersart
Dagui Bakari : reconversion réussie
Après avoir été contraint de mettre un terme à sa carrière de joueur en raison de problèmes au cœur il y a six ans, Dagui Bakari est devenu éducateur. Il s'occupe d'une équipe de moins de 12 ans à l'Iris Club de Lambersart.C'est par le biais de son fils, en allant le conduire à l'entraînement et en suivant les rencontres, que Dagui Bakari s'est rapproché de l'Iris Club de Lambersart. Il a noué des contacts en mai et juin derniers, puis s'est investi comme éducateur au service d'une équipe de moins de 12 ans depuis le début de la saison..Pourtant, rien ne prédestinait l'ancien attaquant lillois et lensois notamment (lire ci-contre) à choisir cette voie. Après l'arrêt de sa carrière en octobre 2005 suite à une hypertrophie cardiaque, il avait, en effet, opté pour du management. Son agent lui confiait ainsi « des missions pour s'occuper de joueurs », mais cette expérience s'est révélée infructueuse.
« Transmettre ma passion du ballon rond aux jeunes »
Le grand Dagui a alors choisi de « transmettre » sa passion du ballon rond au jeunes ». Dans un premier temps, néanmoins, il a appris son nouveau métier d’éducateur. « Il faut beaucoup de pédagogie, la bonne connaissance du football ne suffit pas », souligne-t-il. Aujourd’hui, il admet « savoir comment s’y prendre : comme c’est du foot amateur, ce sera toujours de l’amusement. Il faut faire abstraction du résultat. Avec des jeunes de cet âge, il s’agit de préformation en vue d’un perfectionnement ». Bakari joue son rôle à fond. Avant l'entraînement, hier en fin d'après-midi, il vient à la porte du vestiaire, demande à Quentin des nouvelles de sa main, et veut savoir s'il sera en mesure de jouer samedi. Tout va bien pour lui. Dagui part ainsi en petites foulées vers le terrain. Arrêt au club house pour dire bonjour et régler des questions de logistique. Il s'empresse de ressortir car il est déjà en retard. Derrière la main courante, la plupart des parents n'ont d'yeux que pour lui et les enfants trépignent d'impatience. La séance commence. Chrono dans une main et plots dans l'autre, l'ancien joueur devenu éducateur donne de la voix. Encourage et motive. Pendant ce temps, une maman vient à sa rencontre pour un problème de papiers à remplir. Il écoute, renseigne, la dirige vers un autre responsable. A 37 ans, Dagui Bakari, qui vit entre « Lille et Paris », est en passe de réussir sa reconversion au sein de l’Iris Club de Lambersart
Et songe à rechausser les crampons. « Je me suis déjà entraîné avec l'équipe première (ndlr : qui évolue en Promotion Honneur), le coeur va mieux, confie l'ancien avant-centre du LOSC et du RCL. Je reviens petit à petit. Mais comme je n'aime pas faire les choses à moitié, je ne rejouerai pas sur la pointe des pieds. Il faut encore attendre un peu pour que je retrouve la grande forme » Source : Nord Eclair




